JE CHEMINE - MARIE JEANNE SAKHINIS-DE MEIS



Pascal Campion 




Au tour de mon cou
l'écharpe de vent balaie
un reste de paille



*


Quiétude 
hors et dans le monastère 
... je chemine



*


Eclats de vie ~
chaque jour passé 
ouvre une brèche



*


Si loin sa tombe -
mon coeur frémit
de chrysanthèmes



*


Seule
et un rayon de soleil
qui s'étire sur mon café...



*


Au temps suspendu
la question du jour
que vais je faire ?



*


Les herbes coupées 
Encombrent l' horizon
ma pensée aussi



*


Etat des lieux...
dans la cour des grands
mon petit dernier
au bout du chemin un bruit
d'ailes déployées



*


Vidant mes armoires
la taille de guêpe
a pris son envol



*


Regardant la lune
je décortique
des noix fraiches



*


Toussaint -
J'ai decidé de laisser les morts
entre eux...
sur le gris du ciel
un arc-en-ciel s'efface



*


Avec le froid
l'automne infuse
autour des mains



*


Ciel azur
Envies de tout et de rien
clouée sur place
dans le cabanon le vieux vélo
continue de rouiller...



*



Jamais terminé 
le puzzle de ma vie...
le ciel témoigne
pièce après pièce la serpillière
efface les traces du jour



*



Veille de fêtes
beaucoup de lumières
qu'en est-il du coeur ?



*


Ciel de neige ~
que des larmes ici-bas
et un froid glacial



*


seule dans le jardin
j'épluche des nèfles
en ruminant...



*


soirée estivale 
au-dessus du minaret 
lune effervescente



*


Saint-Julien 
la lune m'observe
par la fenêtre



*


partout la brume
ce matin de novembre
- au loin deux phares



*


village hors du temps
et pourtant des cadrans
sur les façades



*


Cimetière -
tous ces portraits qui n'ont 
plus vieilli !



*


Petit port de pêcheurs -
mon prénom vogue sur un bateau
la "Marie Jeanne"



*



petits graviers blancs
seul le merle brise
le silence



*


dos à dos ~
maison et colline



*


gîte et couvert -
un locataire écolo
à chaque cerise



*


jardin d'automne -
des parcelles de fleurs 
sur les marbres



*


rivière asséchée -
le souvenir vague 
d'un premier baiser



*


dernier maquillage -
sa souffrance effacée
de son doux visage



*


entre deux fleurs 
une abeille et mon regard
si légers








Marie Jeanne Sakinis-De Meis











Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

QUATRE HEURES DU MATIN - ABELHAK MOUCHATAOUI

VILLE HAUTE - CHRISTIAN COSBERG

D'UN PAYS À L'AUTRE - MOHAMAD ALSARI